Gîte 4 personnes (6 max) à Saint-Dié-des-Vosges
Vous êtes plutôt adepte de tourisme culturel?
Envie d'une découverte historique de la région?
Profitez de notre gite dans les Vosges pour voyager de l'époque celtique à nos jours.
L'histoire des hommes à Saint-Dié-des-Vosges remonte au moins à 3500 av JC au néolithique, présence attestée par les découvertes de lames, burins et pointes de flèche sur le site du camp celtique de la Bure. Autrefois dénommé par les locaux «camp des romains», le camp celtique de la Bure domine la vallée de la Meurthe. Mais à l'époque, c'est le surplomb sur la via salinatorum, au nord, qui importait : c'est cette voie qui servait à l'acheminement du sel.

En fin d'époque gallo-romaine, une statue de Jupiter vainqueur de l'anguipède était visible depuis la via salinatorum.
Les scories présentes témoignent de l'activité forgeronne du camp. Ce site est à 8 Km du centre-ville de Saint-Dié-des-Vosges.
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Stèle (moulage) |
Stèle (moulage) |
Le "Maître de forge" (moulage) |
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Mur d'enceinte nord |
Poterne nord |
Bassin de Taranis (en équerre) |

Superbe panorama et table d'orientation côté ouest.
Altitude à cet endroit : 562 mètres.
Ces photos sont un aperçu des richesses du camp et ne vous dispensent pas de le visiter : direction Nancy, sortie Marzelay, puis parcours fléché jusqu'au col de la Crénée ou vous laisserez votre véhicule pour entammer une marche d'environ 20 à 30 minutes sur un sentier de crête (GR 533). Il faudra également visiter le Musée Pierre Noël pour contempler les stèles originales et autres fibules découvertes sur le site.
Les traces d'occupation du site disparaissent approximativement à partir des IV°-V° siècles après JC.
Ces sites sont peu éloignés de notre gite : rendez-vous à notre page localisation du gite !
Pour des vacances culturelles, pensez à notre location de gite dans les Vosges !
En 669, Saint Déodat (du latin Deodatus, Déodat ou Dieudonné, qui donne son nom à Saint-Dié-des-Vosges et à ses habitants, les déodatiens), moine irlandais, fonde le monastère des Jointures à l'emplacement de l'actuelle cathédrale. Le christianisme prend son essor dans la région.
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Ci-contre, rue des Jointures et Cathédrale au deuxième plan (début XX° siècle). L'endroit avait encore gardé ce nom. Il semble qu'il ait disparu, après l'incendie de 1944, tout comme le sarcophage de Saint Déodat qui se trouvait dans le coeur de la Cathédrale. |
Vers 962, le monastère mute en collégiale : l'évêque de Toul (Meurthe-et-Moselle actuelle) garde la mainmise encore au XI° siècle. Puis la transition commencera vers une domination de la collégiale par les Ducs de Lorraine.

L'église Notre-Dame de Galilée, l'art roman pur.
Au XIII° siècle, le Duc de Lorraine et la collégiale s'associent. Saint-Dié ville basse naît alors, bien que les chanoines aient tenté de fonder cette ville depuis le XII° siècle déjà. Saint-Dié serait ensuite devenue un centre de rayonnement du christianisme d'une renommée de niveau régional.

La citadelle et la collégiale au XIII° siècle.
Représentation imaginaire de G. Save, 1881.

Vestige de la citadelle : une poterne.

La Cathédrale (plusieurs époques de construction) et le tilleul du XIII° siècle.
Le cloître est entre la cathédrale et l'église Notre-Dame de Galilée, venez le voir !
Notre location de vacances est le pied à terre idéal pour partir à la quête de la mémoire religieuse des Vosges !
La peste noire sévit au milieu du XIV° siècle dans un contexte de crise économique.
En 1507, membre d'un groupe d'érudits rassemblés sous le nom de gymnase vosgien, Martin Waldseemüller baptise le nouveau continent America, s'inspirant du nom d'un de ses "découvreurs" : l'italien Amerigo Vespucci. Saint-Dié devient marraine de l'Amérique après les efforts documentaires de la Société philomatique vosgienne au début du XX° siècle auprès de l'ambassade américaine : le 15 juillet 1911, en gare de Saint-Dié descendent Messieurs Albert Lebrun, Ministre des colonies, et Mister Robert Bacon, Ambassadeur des Etats-Unis pour célébrer l'anniversaire du baptême de l'Amérique, 400 ans plus tard.
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Martin Waldseemüller |
Carte du monde 1507 |
Entretemps, Saint-Dié et la collégiale poursuivent leur histoire au gré des conflits d'intérêts et des guerres.
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Saint-Dié passe de la Lorraine à la France puis revient au Duché de Lorraine avant d'être cédée contre monnaie trébuchante à la France en 1734.
Les 27 juillet et 16 septembre 1757, deux incendies marquent la ville : elle est redessinée par l'ingénieur Baligand et reconstruite par l'architecte Carbonnar grâce au mécenat du Duc de Lorraine et roi de Pologne Stanislas Leczinski. Une rue porte toujours son nom à Saint-Dié (et la célèbre place Stanislas de Nancy). C'est à la mort du Duc en 1766 que la Lorraine passe réellement à la France.

Stanislas Leczinski (1677-1766).
Roi de Pologne, Duc de Lorraine et de Bar.
L'évêché est créé en 1777 par Louis XVI et rassemble l'abbaye Saint-Déodat (devenue une puissante collégiale) avec celles d'Etival et Moyenmoutier. La collégiale devient Cathédrale. En 1782, Carbonnar érige un palais pour l'évêque sur l'ancien hôtel des grands prévôts, juste à côté de la Cathédrale (actuel musée).
Entre 1682 et 1802, la ville prend son essor démographique passant de 900 à près de 6000 habitants.
En 1793, Saint-Dié perd son appellation aux consonnances religieuses et devient Ormont. Epinal lui fait ombrage et Saint-Dié perd son évêché en l'an X. Il est restauré en 1824.
L'arrondissement de Saint-Dié est créé en 1800 et regroupe 109 communes en 19 cantons.
La croissance démographique de la ville se poursuit au cours de ce siècle : 7339 habitants en 1830 et 23108 en 1911.
Saint-Dié vit de la forêt mais devient comme beaucoup au XIX° siècle une ville qui prospère autour de l'industrialisation (textile, sidérurgie).
En 1825, 7 ans avant la naissance de Jules Ferry (le 5 avril 1832 à Saint-Dié), une fontaine dédiée à la Meurthe est édifiée Place des Vosges (de l'époque). C'est le début d'un jeu de chaises musicales...
En 1895, cette fontaine sera déplacée place de la Rochotte (où elle est encore) pour faire place le 25 juillet 1896 à la statue de Jules Ferry (décédé en 1893). Cette nouvelle statue sera priée de quitter les lieux après la deuxième guerre mondiale, lors de la reconstruction de la ville, pour rejoindre son emplacement actuel sur un côté de l'Hôtel de Ville d'après-guerre.
Le problème, c'est qu'il y avait à l'actuelle Place Jules Ferry, un obélisque trônant au beau milieu depuis 1807 en hommage au roi Stanislas. Vous trouverez maintenant cet obélisque au bout de la rue Dauphine, place du Point du Jour (déplacé en 1960).
Quant aux Places, la Place des Vosges fera "place" à la Place Jules Ferry le 26 mai 1896 (2 mois avant d'accueillir la statue). Elle-même cèdera la "place" à la Place du Général de Gaulle (nom actuel de la place aux pieds de la Cathédrale). La Place Jules Ferry, elle, a été placée entre l'Hôtel de Ville actuel, la sous-Préfecture et le Tribunal.
Jules Ferry aura rendu l'école gratuite, laïque et obligatoire.
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En 1895, la Place des Vosges avec la fontaine-statue de la Meurthe cèdent le terrain |
Après la deuxième guerre mondiale, Il semble détourner son regard de la Tour de la Liberté... |
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L'obélisque érigé en 1807 Place Stanislas pour lui rendre hommage |
Le 15 novembre 1864, le chemin de fer dépose ses premiers voyageurs en gare par la ligne de Lunéville. La nouvelle gare (l'actuelle) a été inaugurée le 16 avril 1904.
La guerre de 1870 et l'occupation allemande d'octobre 1870 à août 1873 ne freinent guère l'essor de la ville. Les casernes (région frontalière oblige) ajoutent à l'activité intrinsèque de la ville.

Le 14 juillet 1895, l'église Saint Martin, édifiée en 1728, subit un incendie (une fusée des feux d''artifices a embrasé l'église).
Dans sa reconstruction, elle perd sa façade et son magnifique clocher d'antan, mais gagne de nouvelles cloches bénies le 10 août 1902 par l'évêque de Saint-Dié, Mgr Foucault et une fresque en façade, taillée sous l'étage des cloches dans du marbre blanc par Jules Carl. La nouvelle église Saint Martin est consacrée le 13 août 1902 par l'évêque.
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L'église Saint Martin avant l'incendie accidentel de 1895. |
L'église Saint Martin après 1902. |
Le 7 avril 1909, l'Aéro-Club Déodatien voit le jour. Saint-Dié est pionnière en matière aéronautique puisqu'il s'y fabrique des aéroplanes aux Ateliers Vosgiens de Locomotion Aérienne de Saint-Dié.
Puis c'est la première guerre mondiale. Pour Saint-Dié, tout se joue en août-septembre 1914 où les combats aboutissent finalement au retrait des troupes allemandes sur les hauteurs jusqu'à l'armistice du 11 novembre 1918. Elle est tout de même bombardée en fin de conflit.
Un monument aux morts de la guerre 1914-1948 est érigé (photo ci-après). Il sera dépouillé de ses statues par les allemands pendant la seconde guerre mondiale.

Le Maréchal Pétain passe les troupes Déodatiennes en revue en 1919.

Collection Jean-Luc DITER (88650 Entre-Deux-Eaux)
Membre du Club Cartophile Vosgien et de la Société Philomatique Vosgienne
L'entre-deux guerres verra Saint-Dié décliner sensiblement.

22 août 1940 : occupation par l'armée allemande.
C'est le branle-bas de combat : la région est confrontée à une guerre contre l'Allemagne pour la troisième fois en 70 ans.
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L'hôtel de ville à l'entre-deux guerres. |
L'hôtel de ville avec ses arcades transformées en abri contre les obus. |
La seconde guerre mondiale marque l'histoire récente de Saint-Dié : les Allemands continuent leur politique de terre brûlée. Ils dynamitent et incendient une partie de la ville en novembre 1944. Les bombardements alliés avaient déjà bien entamé ce travail. Sur près de 15000 habitants à l'époque, environ 12000 sont sinistrés.
La bonneterie Claude-et-Duval fondée en 1908 sera reconstruite par un ami de la famille en 1947 : l'architecte Le Corbusier, qui n'a jamais conçu d'autre édifice de type industriel. Cette usine est maintenant classée monument historique. Le Corbusier participe également à la reconstruction de Saint-Dié qui a beaucoup tardé : la rue Thiers ne ressemble toujours à rien en 1952 et les habitants vivent durablement dans des baraquements aux allures de bidonvilles.
A l'emplacement de l'actuel Lycée Jules Ferry, l'hôpital Saint Charles fondé en 1720 disparaît lui aussi. Il est évacué vers l'hôpital de Foucharupt. La reconstruction du nouveau centre hospitalier démarre en 1952 et s'achève en 1960, sur un emplacement surplombant la ville. Il fait alors figure de modernisme en matière hospitalière à l'échelle européenne.
En 1990, Christian PIERRET fonde le Festival International de Géographie (FIG) à Saint-Dié. Le FIG a acquis une renommée mondiale à la hauteur de ses ambitions et est grattifié de la présence de sommités à chaque édition. Il se déroule chaque année du jeudi au dimanche, le premier weekend d'octobre. Rendez-vous sur notre page dédiée pour connaître les activités autour de notre gite.
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Le 29 décembre 1999, quelques jours après la tempête, la commune de Saint-Dié est rebaptisée Saint-Dié-des-Vosges.
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Accès internet par wifi !
Sources : recherches personnelles, enquêtes dans la bibliographie locale acquise ou prêtée,
avec l'aimable collaboration de Jean-Luc DITER, membre du Cercle Cartophile Vosgien et de la Société Philomatique Vosgienne.
Ouvrage à recommander : Saint-Dié à la Belle Epoque, Albert Ronsin, Editions LIBRO-SCIENCES SPRL à Bruxelles